Team building

Joubert Events et le team building

Créer des liens dans l'entreprise

Il est essentiel afin de créer des liens et des affinités au sein de votre entreprise dont le but est d’apprendre à se connaître et de faire tomber les masques.

Efficace et agréable

C’est autour d’activités sportives, culturelles ou ludiques que vos équipes vont découvrir la richesse humaine de chacun de vos collaborateurs. Créer une « bulle de communication » en dehors du cadre de travail agit comme un vecteur positif créant un lien social riche en émotions.

Le team building, peut-il être un vecteur d’amitié en entreprise ?

Selon Ronan CHASTELLIER Sociologue, Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, 93% des Français considèrent que l’entreprise est un lieu « où l’on se fait des amis ». À un moment ou l’entreprise est souvent décriée comme un lieu impersonnel, sans état d’âme d’une froideur toute « néo – libérale » et aussi un lieu de tension ou de conflit quand les plans sociaux se succèdent… Il semble qu’on y trouve aussi plus qu’une lueur de chaleur humaine puisque les Français considèrent que c’est un lieu de sur sociabilité, créatrice de convivialité et de vrais moments d’authenticité et d’amitiés. Sur fond d’enjeux économiques, il y aurait dans l’entreprise une sorte de néo – convivialité, voir une certaine « aura créatrice d’amitié ». Et cela quel que soit l’âge, même si les « 18-24 » ans et les « 24- 35 » considèrent encore plus qu’il y a un processus de création d’amitié dans l’entreprise. 93 % des Français estiment qu’on se fait d’abord des amis parmi ses collègues ou collaborateurs. Le team building s’inscrit dans ce besoin de communiquer librement pour resserrer la cohésion d’une équipe, raffermir les liens, créer des amitiés pour augmenter ensuite la productivité au travail.

Mais quels moyens choisir pour atteindre son but ?

L’homme aime jouer. Depuis les jeux de la Rome Antique jusqu’à nos jours, le jeu fait partie intégrante de notre société. Or, la vie moderne a créé un cloisonnement social s’appuyant sur des appareils multimédias hautement performants mais qui nous séparent physiquement. Regardez autour de vous. Chacun rivé sur son téléphone portable, son Ipad ou son ordinateur, nous sommes en apesanteur, au-dessus des valeurs humaines fondamentales. Le team building stimule les liens humains tissés depuis des milliers d’années par nos ancêtres et dont nous sommes bien souvent privés. Les activités de team building sont toutes fondées sur le jeu avec la participation de tous et sous des angles d’attaque différents : l’aspect sportif, qui renforcera l’équipe par une meilleure solidarité entre les participants, à travers des épreuves physiques (parcours à vélo, randonnée en montagne, sortie en voile, course de relais).

Prenons le cas du paintball. Importé depuis les États-Unis vers l’Europe dans les années 80, les origines du paintball remontent en Australie. En effet, c’est au pays des kangourous et des koalas, dans les années 70 que des éleveurs eurent l’idée de marquer leurs bétails avec des lanceurs de peinture. L’idée était de réussir à marquer tous leurs troupeaux tout en restant sur leurs chevaux. Il faut reconnaître qu’avant ça, les contraintes étaient nombreuses : les troupeaux comptaient plusieurs centaines de têtes, le territoire très vaste et les troupeaux de plusieurs éleveurs se mélangeaient régulièrement. Le concept fut importé aux États-Unis où il eut un franc succès avant d’être transformé en jeu dans les années 80. Il s’appelait alors le Survival Game aux États-Unis et Skirmish Game, en Australie. Cette activité, plaît ou déplaît mais elle a l’avantage de canaliser l’agressivité, de stimuler tous les sens et de renouer avec son enfance sous fond de jeu en équipe.

L’art, vecteur de communication.

L’aspect artistique mettra en avant des talents cachés chez les salariés tout en évacuant le stress (chant, théâtre, musique, art du cirque, peinture, sculpture.). J’ai eu la chance d’animer un atelier team building (théâtre) à Barcelone il y a quelques années, destiné aux cadres d’une grande entreprise de consulting. Personne ne se connaissait. L’activité puisait son inspiration dans les techniques de préparation de l’acteur, la méthode Meissner, une approche unique du jeu de l’acteur. Elle a été développée par l’Américain Sanford Meisner, qui l’a enseignée durant plus de 50 ans à la neighborhood Playhouse School of The Theatre de New York. Son apprentissage consiste en des exercices fondamentaux, qui ont en commun de servir un principe de base :
« Jouer, c’est vivre vraiment l’instant, selon des circonstances données imaginaires. »

En débarrassant son travail de toute intellectualité, elle ouvre à l’acteur un nouveau champ d’expression. Les muscles de l’acteur se développent à force d’exercice, de même qu’un musicien fait ses gammes ; d’abord avec effort, puis sans y penser. Revenons à cet atelier. Après un certain nombre d’exercices d’échauffement physiques afin de relâcher les tensions, les participants devaient incarner un personnage dans l’entreprise face à une problématique. Pour corser le tout, chacun devait choisir un poste différent de celui occupé au bureau. La secrétaire devenait Directrice Commerciale, le comptable un agent commercial, le stagiaire, Vice-président (promotion express…). Puis chacun devait se déguiser. On abandonne son identité pour entrer dans un monde imaginaire, laissant libre cours à sa spontanéité. Puis nous passions à l’action avec une problématique de crise à résoudre en équipe. L’énigme est posée : le PDG convoque immédiatement tout le personnel au dernier étage pour une réunion urgente. Les employés prennent alors l’ascenseur avec à bord une femme enceinte. L’ascenseur tombe en panne. La femme enceinte prise de panique ressent de violentes contractions prélude à un accouchement « de crise ». Dans cette situation imprévue, comment réagir ? Qui prend des initiatives ? Qui panique ? Comment sortir de l’ascenseur ? Quels ont été les résultats de cet atelier ? Par le biais du jeu de rôles, chaque individu a pu s’exprimer librement, en s’amusant et sans jugement car personne ne se connaissait. En puisant dans le vécu et l’imaginaire, les participants ont montré des émotions enfouies dans leur subconscient. Dans une entreprise, les barrières sociales peuvent altérer la communication interne. Elles peuvent séparer les individus et masquer leur visage par peur du jugement.

Comment rester proche les uns des autres ?

L’aspect écologique et de partage humain permet de fédérer le personnel sur un projet solidaire (nettoyage de plages, recyclage de produits, collecte de fonds pour un projet humanitaire.).

A quelques kilomètres de Barcelone, dans la région du Pénédès, des journées « valeurs & responsabilités autour de la vigne» sont proposées au entreprises par Viu la Vinya, un centre d’apprentissage et de découvertes expérimentales dans un cadre vinicole naturelle. Durant une journée, les participants partent à la découverte du travail de la vigne depuis la taille jusqu’aux vendanges avec des personnes handicapées. Ces journées mettent en valeur les principes de responsabilité socio-professionnelle et l’acceptation de la différence. C’est partir à la découverte de soi et des autres et élargir son univers émotionnel.

L’amitié en entreprise est-elle possible ?

Autre indication, selon Ronan CHASTELLIER. C’est dans l’adversité qu’on reconnaît un ami (pour 18%) ; la crise économique peut être serait ainsi pourvoyeuse d’amitiés par les solidarités qu’elle crée. De la solidarité à l’amitié. Ce qui favorise l’existence d’une « amitié d’entreprise » ( Amitié « Corporate ») si l’on peut formuler ainsi ce concept, est avant tout (57%) la loyauté, le fait que cette personne paraisse honnêteIl y a une recherche de vrai, d’authenticité qui peut se lire aussi comme le contraire de l’hypocrisie, de la perfidie qui par comparaison n’est pas amicale.

Mais au-delà, il y a une recherche de personnes « Cool » (35%) (Agréable, sympathique etc..) pour transformer peut-être l’entreprise au cadre rigide (Pas cool) en une entreprise « Cool » où l’on travaillerait dans la décontraction et la convivialité qui serait une inversion de la manière commune de penser l’entreprise. Ce rêve d’harmonie intervient pour compenser ce que notre système économique semble contredire en permanence. Plus les salariés sont en rivalité et en compétition plus il y a ce rêve d’harmonie et de proximité dans les relations avec nos semblables, cette recherche de gens « Cool » et d’amitié dans l’entreprise. Cette « idéologie du sympa » dans l’entreprise, va –t-elle modifier la théorie des ressources humaines ? Pas sûr car une des qualités recherchées pour ces « nouveaux amis » est la compétence (21%), ce qui paraît plutôt « Corporate » comme qualité. 14 % des Français voient l’amitié comme le fait de ne pas « être isolé », éviter le repli sur soi, l’autisme, car être solitaire est mal perçu dans ce monde collectif et de Com’ obligatoire. D’une certaine manière, on serait intégré à l’entreprise si l’on s’y fait des amis !

Frédéric CHARLOT